10 Conseils pour votre objectif.

Quel qu’il soit, un objectif de course ne se prépare pas à la légère.

Voici 10 conseils pour mettre toutes les chances de votre côtés le jour J.

Définissez un objectif accessible :

Il est clair que la plupart d’entre nous doit composer son entrainement en fonction de diverses autres charges(professionnelle, familiale, psychologique..) Est-il judicieux de préparer un ultra trail si l’on peut s’entraîner que 2 heures par semaine ? Peut-on préparer un marathon en voulant garder des footings de 15 km ? Que ce soit un défi personnel ou pour vouloir suivre le copain qui s’attaque à telle ou telle course, il va falloir envisager un objectif en concordance avec le « contenu »que l’on veut y mettre. Il serait illusoire de vouloir boucler un Ironman en triathlon par exemple sans y consacrer de longues sorties à vélo, où sans nager un volume conséquent en natation.  

La répartition moyenne des différentes charges quotidiennes.

Adaptez le contenu :

La suite logique de ce qui vient d’être abordé ci-dessus. Il va falloir être prêt pour votre objectif à bousculer vos habitudes. Pour un marathon de printemps par exemple, il faudra être prêt à affronter des conditions climatiques exécrables lors de l’hiver. Parce que oui pour qu’un objectif soit réalisable, il va falloir l’anticiper ! Courir 3 semaines avant l’objectif en pensant que ce sera suffisant est à bannir. D’où l’intérêt de planifier sa saison à l‘avance.

Tester le matériel les conditions et la nourriture avant :

Pour votre course testez votre matériel (sac hydratation, chaussettes, chaussures,….) avant la course lors de votre préparation. Testez également vos ravitos avant la course pendant vos entraînements. Une fois trouvé ce qui vous convient tenez-vous y. N’allez pas tester le jour de la course l’échantillon offert par l’organisateur au retrait du dossard, c’est le meilleur moins de découvrir que l’on ne l’assimile finalement pas. Votre course se court de nuit ? A des horaires décalés? Faites des sorties dans au plus près de ces conditions ainsi vous testerez les réactions de votre organisme par rapport à la fatigue , la lassitude éventuelle , le fonctionnement de votre système digestif au coeur de la nuit par exemple. 

Autre point : si les gels vous conviennent tant mieux, n’en abusez pas trop quand même ce ne sera au final qu’un concentré de glucose qui risque au final de vous travailler l’intestin.   

Estimez votre tableau de marche :

Combien de coureurs partent un peu « au petit bonheur la chance » ? j’entends souvent « On part pour finir « .Mettez de l’ambition dans votre objectif ! Pour un semi-marathon ou un marathon par exemple définissez-vous des temps de passages et un objectif final (réaliste en fonction de votre niveau). Cela vous permettra également de vous caler rapidement à votre allure de course. Si vous partez pour du très long, découpez votre course en étapes.

(la nuit souvent en ultra est une étape importante pour beaucoup de coureurs) avec des temps de pauses pour vous ravitailler , vous changer, voire faire une micro sieste pour mieux repartir.

Oubliez la séance « qui rassure » :

Vous préparez votre marathon et vous n’avez pas pu glisser votre dernière sortie longue (à J-12 environ).

Pas de panique ! N’allez pas empiler les km le week-end d’avant vous auriez le sentiment d’avoir respecté le plan à la lettre mais vous laisseriez une grande partie de vos forces en vue de l’objectif. Surtout si pour X raisons votre sortie se passe mal (pas de jambes, fringale,…). Idem en trail, n’allez pas vous faire une séance de côtes »qui piquent » dans les 10 derniers jours . Cette période est consacrée à l’affûtage et on aura plutôt tendance à redescendre en intensité d’entraînement.Tout cela ayant pour but de nous faire arriver le plus frais possible le jour J. 

Partez équipé en fonction de votre objectif :

Vous préparez un marathon ou un semi ?Partez au plus léger, les ravitaillements sont prévus tous les 5 km, hydratez-vous bien avant la course, prenez le ravitaillement dès le 5ème kilomètre(il vous sera utile pour la suite de la course). Prévoyez 15 à 20 secondes dans votre tableau de marche pour boire et manger et ainsi repousser votre seuil de fatigue. Ces secondes ne seront pas perdues lorsque sur la fin de la course vous continuerez de courir là ou beaucoup risquent de marcher.

Pas d’improvisation le jour J :

Vous êtes paré ! Toute la prépa s’est bien déroulée, pas de bobos en vue, vous avez les jambes qui fourmillent ?Gardez la tête froide, pas de départ de champion du monde, encore moins de vouloir tester le gâteau énergétique du copain (pour les raisons évoquées au point n°3) Rentrez dans votre bulle. Le job a été fait, il n’y a plus qu’à profiter.  

Restez sage :

Il y a de fortes chances que l’euphorie de la course vous embarque sur une allure qui n’est pas la vôtre. Restez en dedans,il sera temps de lâcher les chevaux sur la seconde partie de la course.

Faites-vous confiance ! :

Vous avez mis toutes les chances de votre côté, vous avez effectué votre préparation, suivi les conseils, testé votre matériel. Tous les voyants sont au vert ? Alors même si une méforme le jour de la course est toujours possible, faites-vous confiance !!! Pas de stress inutile. Mais une bonne pression qui va vous aider à accomplir votre objectif !

Profitez :

Dernier conseil mais pas des moindres PRO-FI-TEZ !!!!! Votre préparation aura parfois eu des allures de galère ?  Vous avez borné dans le froid et la pluie ? Les tours de pistes vous ont fait mal à la tête ? Le jour J on valide tout ça avec le sentiment du travail accompli et si le chrono est au bout ça sera la cerise sur le gâteau !

Comme dit l’ami Cyril « La pression ça se boit à l’arrivée ! » 

L’objectif est atteint !

Tof