La foire aux Licences ! (Le Qui qui n’en veux de ma licence ? )

Depuis 2008 une circulaire de la FFA avait vue le jour pour uniformiser le type de licences acceptées sur les courses hors stades. Ainsi les triathlètes (FFTRI) et coureurs d’orientations (FFCO) étaient acceptés. Ceci concernait également les pratiquants de fédérations non délégataires. Que ce soit par leur fédération, soit par la pratique de la course à pied dans leur sport d’origine. Un triathlète terminant son épreuve par un marathon lors d’un Ironman par exemple.

Branle bas de combat !

En 2018 en plein milieu de la saison la FFA est revenue sur cette circulaire. En argumentant que la mention « pratique du sport en compétition » n’apparaissait pas sur les licences de la FFTRI. L’info à été diffusée auprès des organisateurs qui se sont retrouvés en porte à faux vis à vis des coureurs. Les licences 2019 ont alors été modifiées dans ce sens . Mais nouveau couac . Le triathlon ne fait apparaître nul part a mention athlétisme ou course à pied en compétition. En effet, le certificat médical pour obtenir votre licence de triathlon fait mention de la « non contre indication à la pratique du triathlon en compétition ». Nul part il n’est fait mention de course à pied. Imaginons que demain le triathlon devienne natation/vélo/sarbacane. Oui c’est pointilleux certes, mais juridiquement ça se tient.

La ou cela m’interpelle pour une pratique non licenciée. C’est qu’un certificat de « non contre indication à la pratique du sport en compétition » suffit à couvrir l’organisateur. Quel sport ? n’importe lequel visiblement. Ubuesque !

Autre aberration . Imaginons un lanceur de poids ou de javelot licencié FFA. S’il décide de participer à un ultra trail il pourra puisque sa licence mentionne athlétisme en compétition. Quid alors si son gabarit de lanceur lui occasionne des blessures articulaires ? Un triathlète ayant bouclé un Ironman ne pourra quant à lui pas faire un 10km.

Et les organisateurs ?

En 2019 les organisateurs sont donc en porte à faux. Certains font fi de ce qui ressemble plus à une guerre de fédérations qu’à autre chose. D’autres appliquent à la lettre la réglementation qui par ailleurs est elle-même floue.

De ce fait, vous, les pratiquants êtes pris pour cibles. Entre les triathlètes désormais pestiférés des pelotons, mais aussi les coureurs de fédérations affinitaires souvent mal reconnues. En effet beaucoup d’organisateurs ne connaissent pas la multitude de fédérations reconnues . FSGT , UFOLEP, FSCF, UGSEL, UNSS et bien d’autres rentrent dans le giron de la circulaire de 2008 . Circulaire qui d’ailleurs est toujours en vigueur pour les fédérations affinitaires.

Il n’est pas rare d’avoir affaire à un organisateur qui ne connait pas notre fédération. On fait de la pédagogie, on sort les circulaires et on explique. D’autres fois c’est carrément la mauvaise foi qui prime. Lorsque l’organisateur reconnaît « Les FSGT je les prends pas je prends UFOLEP et FFA » . Pour le coup complètement discriminatoire !

Conclusion

Le constat aujourd’hui est pour le moins compliqué.

La FFA semble vouloir garder dans giron un maximum de licenciés. Un triathlète qui voudra pratiquer la course à pied prendra t’il une licence dans un club FFA en complément ? Pas sûr ! D’autre part si l’on inverse le problème, nombre de triathlètes de haut niveau ayant une double licence FFA/FFTRI pratiquent le cross l’hiver. Avec de très bon résultats lors des championnats de France chaque année, que se passerait-il si la FFTRI leur demandait de choisir entre les 2 fédérations ? Enfin en ce qui concerne les licences affinitaires, une liste pour les organisateurs est disponible sur le site du ministère. Ceci éviterait bien des soucis et de perte de temps aux bénévoles .

Tof