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Suite au COVID-19, nombre de courses n’ont pas eu lieu depuis le début du mois de mars. On a pu assister à un ballet d’annulations et de reports en tout genre. Le coureur devient -il le dindon de la farce ?

Cela nous à permis de voir que le système dans lequel nous sommes est au détriment du coureur et des organisateurs qui verront fleurir des reports sur leurs dates. Explications et tour d’horizon.

1.Les organisateurs ont purement annulé leurs épreuves et remboursé les préinscrits.

Jusque-là pas de soucis, l’épreuve reprendra (ou non) en 2021 et le coureur y reviendra selon son envie.

2. Les organisateurs ont fait valoir un report à la date de l’an prochain en conservant le dossard 2020.

Bilan le coureur inscrit peut participer l’an prochain sans rien débourser de plus, l’organisateur garde sa date.

Inconvénient néanmoins il n’avait peut-être pas prévu d’être dans le secteur de la course à cette date ou tout simplement de la courir l’an prochain.

3. Les organisateurs proposent uniquement un report de l’épreuve en 2020 (de mars à octobre par exemple).

Là ça se complique sérieusement premièrement pour le coureur, mais également pour les autres organisateurs.

Le coureur avait sans doute prévu une autre course en octobre et se retrouvera pris entre le fait de ne pas perdre son dossard du mois de mars et de ne pas perdre son dossard du mois d’octobre. Dans les 2 cas, il est perdant. Comment envisager 2 courses à la même date ? Ou de courir 2 marathons à une semaine d’intervalle ? Bilan au motif de « rendre service » au coureur on le met en porte à faux.

De plus l’organisateur empiète sans vergogne sur d’autres organisations installées depuis longtemps à ces dates surchargeant de fait le calendrier à cette période au motif de ne pas perdre d’argent.

On peut voir également que certaines proposent un système alambiqué d’avoir pour une participation à une épreuve de leur giron histoire surtout de garder les coureurs comme par exemple le fait ASO. https://www.adidas10kparis.fr/fr/la-course/actus#news-60-des-nouvelles-du-adidas-10k-paris

Un remboursement en cas de non-participation à l’une des épreuves interviendra… au bout de 18 mois ! De qui se moque-t-on ?   

4. Les organisateurs annulent leurs épreuves, mais remboursent « partiellement » les coureurs.

Comme le cas de l’UTMB cette année qui remboursera 55 % des inscriptions. On peut imaginer que c’est pour couvrir le frais déjà engagés, mais là encore cela manque un peu de transparence. https://sportbusiness.club/lutmb-ne-verra-pas-les-sommets-cette-annee/

On voit que le business du running bat son plein y compris en temps de crise. Car pendant que l’on fait valoir un report ou encore un avoir aux coureurs, les sommes restent acquises à l’organisation et le coureur devient le dindon de la farce.

Dans un système où la pénurie de dossards devient la règle soit par le biais du nombre de places disponibles soit par les tranches tarifaires liées à la date ou aux nombres de dossards vendus. Conséquence les coureurs deviennent les dindons de la farce en validant leurs inscriptions bien souvent 6, 8 mois à l’avance. À compter de là ils sont dans la nasse liés par leur engagement.

Tof